Chopard défend depuis longtemps le format « régulateur ». En fait, la 1963 Heritage Regulator marque le vingtième anniversaire de la première montre-bracelet régulateur contemporaine de la marque. Si ce format est traditionnellement associé aux horloges de précision, l'interprétation qu'en fait Chopard évoque plutôt un tableau de bord automobile — peut-être à dessein, sachant que Karl-Friedrich Scheufele, coprésident de la marque, est un passionné de voitures anciennes https://www.montresclonesvente.fr.
La 1963 Heritage Regulator est une évolution de la L.U.C Regulator lancée en 2015. Objectivement, les principales améliorations portent sur le diamètre, réduit de 43 mm à 40 mm, et sur la réserve de marche, passée de huit à neuf jours.
Cette réduction de taille a entraîné un avantage supplémentaire : la suppression des inscriptions superflues sur les compteurs des secondes et des heures. La présence de ces mentions sur les précédentes L.U.C Regulator m'avait toujours semblé étrange, tant les indications se passent d'explications : le compteur gradué jusqu'à 12 affiche manifestement les heures, et l'aiguille en mouvement perpétuel ne peut correspondre qu'aux secondes courantes.
Je conçois la présence de la mention « GMT » pour le second fuseau horaire, car celui-ci pourrait être confondu avec un indicateur jour/nuit ; de plus, le nouveau texte en relief est plus élégant et discret que les marquages imprimés du modèle original. Enfin, le guichet de date a été déplacé vers le compteur situé à six heures, offrant ainsi un équilibre visuel bien meilleur entre le haut et le bas du cadran.
La forme du boîtier en or blanc 18 carats a également été affinée pour adopter des lignes plus arrondies, se distinguant ainsi des autres modèles de la collection L.U.C aux flancs plus droits et massifs. Un détail du boîtier que j'apprécie particulièrement est la bague d'espacement dite « stadium » entourant le mouvement ; elle protège les diverses inscriptions gravées au dos — telles que le numéro de série, le Poinçon de Genève et les poinçons du boîtier — en les plaçant sous la glace saphir.
Grâce à cette conception, ces marquages sont à l'abri des rayures comme des erreurs de polissage, garantissant ainsi leur netteté et leur lisibilité tout au long de la durée de vie de la montre. C’est peut-être pour cette raison qu’un soin tout particulier semble avoir été apporté au choix des polices élégantes, finement usinées dans la bague d’entretoise.
Le calibre L.U.C 98.02-L intègre la technologie Quattro de Chopard, qui fait appel à quatre barillets montés en série pour assurer une autonomie allant jusqu’à neuf jours à la Heritage Regulator 1963. Cette réserve de marche est considérable, d’autant plus impressionnante qu’elle s’accompagne d’une fréquence élevée de 4 Hz, gage d’une marche stable.
Naturellement, pour les connaisseurs, une réserve de marche importante associée à une telle fréquence implique certains compromis. En l’occurrence, cela se traduit par un balancier de petite taille. Cela dit, l’oscillateur bénéficie d’une superbe facture, avec un spiral à courbe terminale (courbe Breguet) et un réglage micrométrique par raquette à col de cygne.
mercredi 30 septembre 2026
Un Régulateur Raffiné - Chopard L.U.C 1963 Heritage Regulator
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